Comment atteindre une croissance économique à 2 chiffres d’ici 2027 au Cameroun?

Les autorités camerounaises ont adopté, depuis 2009, une vision de développement à long terme qui vise à faire du pays « un pays émergent démocratique et uni dans sa diversité à l’horizon 2035 ». Au terme de la première phase de la Vision 2035, on peut noter que le Cameroun bénéficie, depuis quelques années, des taux de croissance économique positifs. Malgré ces signaux positifs, le pays fait toujours face aux défis et menaces. Il faut 2 choses pour que le pays atteigne le seuil de pays à revenu intermédiaire tranche supérieure d'ici 2027. Juste 2 choses. Pas trois. Premièrement, il faut attirer les investissements directs étrangers. Deuxièmement, il faut urgemment réduire la pression fiscale des entreprises. Pourquoi? Je m'explique...

Article mis en avant

Pourquoi les économies de la CEMAC ne décollent pas?

Pourquoi les économies de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale) ne décollent pas (sur le plan économique) ? Sans vouloir remettre sur la table la fameuse théorie des étapes du développement de Walt Rostow (1960), on va juste dire que le décollage économique pourrait représenter l’étape décisive de la croissance d’une économie. Ce n’est pas le moment où la croissance commence. Non. C’est plutôt la période où la croissance devient un phénomène normal ; une donnée en quelque sorte. Les anglo-saxons disent : When it becomes obvious.

L’Accord de Libre-Échange Continental Africain Sera-t-il Profitable pour le Cameroun?

Pour une large majorité d’économistes et d’analystes, la ZLECAf présente de nombreux avantages. Cependant, dans un monde de plus en plus globalisé, seuls les pays les plus compétitifs ont des chances de se tailler des plus grosses parts de marchés dans les échanges commerciaux. les gens doutent encore des bienfaits du libre-échange au Cameroun. Toutefois, lorsqu'ils évaluent objectivement la situation économique actuelle du pays, ils se rendent compte qu'il sera difficile pour le Cameroun de bénéficier d'un tel mécanisme commercial.

Faut-il quitter ou réformer la zone Franc?

Faut-il quitter ou réformer la zone Franc? C'est la question centrale au cœur du travail de trois (3) économistes africains: Fatou GUEYE, Ahamdou MBAYE et Charlie MBALLA (2019). L'article scientifique complet, publié par la Revue Interventions Économiques est disponible en cliquant ICI. Dans les lignes qui suivent, je vais faire une synthèse de leur travail.... Lire la Suite →

Plus de valeur ajoutée dans l’agriculture conduira à moins de pauvres au Cameroun

Pour réduire significativement et durablement la pauvreté au Cameroun, il faut accroitre la productivité et la valeur ajoutée dans le secteur agricole. En effet, selon nos estimations, si on mesure la pauvreté par les dépenses de consommation finale des habitants, on constate que sur la période 1970-2017, soient 48 ans, les dépenses de consommation finale par habitant au Cameroun augmentent de 4.2% quand la valeur ajoutée de l’agriculture croît de 10%. En d'autres termes, le pouvoir d'achat des camerounais augmente de 4.2% quand la valeur ajoutée dans le secteur agricole croît de 10%. Au regard de ce qui précède, accroître la productivité et la valeur ajoutée agricole est une nécessité pour le Cameroun. Nous sommes un pays agricole. La majorité des emplois, dans le pays, viennent du secteur agricole. Nous devons miser sur cet avantage comparatif. Nous n'avons pas le choix! Au-delà de la mécanisation, il faudra deux 2 choses. D'une part, il faut produire, transformer et consommer nos produits agricoles. D'autre part, il faut exporter les produits agricoles transformés. Cela permettrait au pays de diversifier le tissu économique afin d’éviter « le piège de la malédiction des produits de base » si l’on veut utiliser les mots de Avom et Carmignani (2010).

Financement Climatique et Agriculture au Cameroun: Quel rôle pour les CDNs?

Du 23 au 24 Mai 2019 à l’Hôtel Vallée Des Princes, à Douala au Cameroun, s'est tenu un atelier national des parties prenantes sur la promotion du financement climatique en vue de soutenir l'agriculture par le biais du processus des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) dans les pays ACP (ou pays d'Afrique, Caraïbes et Pacifique). Cet atelier était organisé par FOKABS en collaboration avec le CTA (Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale), et avec le soutien du Ministère de l'Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED). L'objectif de cet atelier était de contribuer à l'amélioration de la finance climatique pour soutenir l'agriculture en général et l’agriculture intelligente face au climat (AIC) en particulier dans les pays ACP. Au Cameroun, la majorité des émissions de gaz à effet de serre (GES) proviennent du secteur agricole (qui représente environ 45% du PIB). Cependant, moins de 5% du financement mondial pour la lutte contre le changement climatique est consacré au secteur agricole. Or, les autorités publiques ont fixé à 32% le niveau des GES dans le cadre de la Vision 2035. L'atteinte de cet objectif nécessite la mobilisation de vingt-sept mille cent trente-deux (27132) milliards de FCFA. La mise en œuvre des programmes agricoles dans le cadre du processus de la CDN vise à : (i) garantir la sécurité alimentaire des populations urbaines et rurales; (ii) augmenter la production et à augmenter les revenus des agriculteurs et; (ii) favoriser le développement d'une agriculture à faible émission de carbone et climato- résiliente.

Understanding the African Middle Class: Facts and Figures

Having a good appraisal of the African middle class is relevant to international companies planning to expand their business in the continent. However, two questions remain undecided. Firstly, who can be categorized as middle class in Africa? Secondly, what is the weight of the middle class in the Africa’s economy? The definition of the term "middle class" is a matter of debate. A comprehensive and universally accepted definition of middle class is difficult to frame. In terms of numbers, the February 2018 IPSOS VIEWS estimates that there are over 100 million middle class people in Sub-Saharan Africa (excluding South Africa). They represent a total spending power of more than 400 million US dollars per day. This is not the case of the 2012 Ifri survey and the 2011 AfDB report both estimating the number of middle class in Africa between 300 and 500 million people. To sum up, the African population is no longer made up of a small wealthy minority and a large majority living under the poverty line.

ARGENT ET MOUSTIQUES: L’ÉCONOMIE POLITIQUE DU PALUDISME DANS UN CONTEXTE DE RÉDUCTION DE L’AIDE PUBLIQUE

Est-il possible de contrôler ou d’éradiquer le paludisme sans l’aide publique ? En 2016, l’Afrique représentait 91% des cas de décès causés par le paludisme. Selon les modèles de l’économie épidémiologique, l’aide publique en matière de santé augmente quand le risque est élevé et vice versa. C’est possible pour les pays en développement de mettre fin au paludisme. L’exemple le plus frappant est celui du Sri Lanka. En Afrique, le résultat des estimations économétriques de Maskin, Monga, Tuilliez et Berthélémy (2018) est sans appel : l’aide publique a un impact négatif significatif sur le paludisme en Afrique. Les auteurs montrent que pour combattre efficacement le paludisme, le volume d’aide publique devra se situer entre 25 et 30 US Dollars par habitant.

Shock Economic Forecast For Cameroon in 2019

The economic policy inCameroon during the year 2019 could be placed under the signof NOSTALGIA. Why NOSTALGIA? Simply because of two (2) majorevents. First,we have a deleterious socio-political context. Second, we think about the desire of Cameroonian authorities tocontinue with an expansionary fiscal policy. In fact, 2019 is the beginning of the end of a cycle.Government authorities want to build thecountry, provide it with good infrastructure and a world-class productivesystem. Theobjective is to position the country on a growth path comparable tothat of the period 1970-1985. Indeed, during that period Cameroonexperienced very good economic performance. This post presents eventsunlikely - but not impossible - thatcould occur during the New Year. The aim is not to go into futurology but rather to stimulate debate and broaden the collective consciousness.

Les prévisions chocs pour le Cameroun en 2019

La politique économique au Cameroun au cours de l’année 2019 pourrait être placée sous le signe de la NOSTALGIE. Pourquoi le mot NOSTALGIE ? Simplement à cause de deux (2) faits majeurs. Premièrement, le contexte socio-politique délétère. Deuxièmement, le désir des autorités camerounaises de continuer avec une politique budgétaire expansionniste. L’année 2019 marque le début de la fin d’un cycle. Les gouvernants veulent construire le pays, le doter d'infrastructures et d'un système productif de bonne qualité. L’objectif est de positionner le pays sur un sentier de croissance comparable à celui de la période 1970-1985 marquée par de très bonnes performances économiques. Dans ce post, il est question d’évoquer des événements peu probables - mais pas impossibles - qui pourraient se produire au cours de la nouvelle année. L’objectif n’est pas de verser dans la futurologie mais plutôt de susciter le débat et d’élargir la conscience collective.

L’alternance Politique Peut-Elle Favoriser Le Développement En Afrique ?

Plusieurs années après les mouvements démocratiques en Afrique, peut-on toujours croire au miracle du développement économique sur le continent ? La composante alternance au pouvoir de la démocratie peut-elle contribuer de façon significative à faire émerger économiquement les nations en Afrique ? Le président François Mitterrand au cours du discours de la Baule a fait de l’alternance au pouvoir et de la démocratie, une clé du développement économique des pays africains. Cependant, l'observation empirique des économies africaines sur la période 1961-2017 semble partiellement valider ce postulat.

Quelle Situation Economique Pour Le Cameroun Une Semaine Avant La Presidentielle De 2018?

Le Samedi 29 Septembre 2018, le Nkafu Policy Institute a publié les résultats d'un sondage d'opinion scientifique à l'échelle nationale auprès d'adultes camerounais sur l'état de l'économie, les perceptions de la gouvernance et du processus démocratique et les préférences des électeurs pour les 9 candidats à la présidence.
Sur le plan de l'emploi, 39,05% déclarent travailler à leur propre compte, 30,52% sont au chômage, 16,25% travaillent dans le secteur privé tandis que 14,18% travaillent pour le gouvernement. Parmi ceux qui ont révélé leur revenu mensuel, 28,80% gagnent moins de 25 000 FCFA; 34,80% gagnent entre 25 000 et 75 000 FCFA; 11,16% gagnent entre 200 000 et 500 000 FCFA par mois, et seulement 0,94% gagnent plus de 500 000 FCFA par mois.
Sur le niveau de vie actuel de leurs ménages, 58,6% des personnes interrogées déclarent que c'est mauvais ou très mauvais, tandis que 38,21% déclarent que c'est bon ou très bon.

La hausse des salaires n’a « jamais » fait émerger économiquement un pays !

Ce lundi 17 Septembre 2018, un sujet a attiré l'attention de plusieurs camerounais dans le sillage de la campagne électorale (#Etoudi2018). Il s'agit d'une mesure de politique économique (re)prise par le gouvernement central: celle d'augmenter les salaires des fonctionnaires. La "décision" est d'ailleurs reprise par le journal Quotidien de l'Economie qui en fait sa une! Le choix de vote des électeurs dépend de la performance de l’économie au cours de la période précédant le scrutin. On parle alors de vote économique rétrospectif! Ceci étant, une situation économique favorable la veille des élections pousse les électeurs à reconduire le candidat sortant. Symétriquement, dans une situation défavorable, les électeurs auront tendance à sanctionner le candidat sortant, soit en ne participant pas au scrutin, soit en votant pour un candidat de l’opposition. Au regard de ce qui précède, la mesure d'augmenter les salaires serait un moyen pour le gouvernement camerounais de bénéficier d’un vote économique rétrospectif positif pour l'élection de 2018.

International Migration Helps to Reduce Poverty in Africa

Among the most debated topics in the world today, international migration has become a major concern for both home countries and host countries. In fact, one day never ends without international Medias displaying tons of illegal migrants seeking to enter into Europe especially. For example, Media reports show people leaving from Africa and risking their lives crossing the Mediterranean to countries such as Italy, Greece, Spain or Malta. This situation actually creates socioeconomic tensions in host countries as their population becomes more and more reluctant to welcoming migrants. In some extreme cases, the situation has enhanced xenophobia, racism and slavery for the recent case of Libya. However, despite that situation migrants and aspiring migrants, from Africa, are not discouraged enough to emigrate to western countries in general and Europe in particular. Therefore, what are the benefits and problems of international migration? In other words, is international migration currently helping people from poor countries including Africa to achieve better living?

High Taxes Prevent Cameroonian SMEs from Growing

ike many economies in the developing world, economic activity in Cameroon operates within two frameworks—the formal and informal sectors. Integrated into regional and international markets, the formal sector enables government to easily raise revenues through the traditional means of taxation. This is, however, not the case with the informal sector because the government is limited to the imposition of certain fees. Taxation is not, actually, a major and significant obstacle to the performance of formal Cameroonian SMEs in general; and the dynamism of the private sector in particular. However, taxation remains a huge constraint informal SMEs are facing. Also, the informal sector remains the biggest obstacle faced by formal Cameroonian entrepreneurs. The reduction of visits from tax officials could encourage the development of formal SMEs in Cameroon. Generally the bigger one grows as a business, the more visits from tax officials. Therefore, many small business holders prefer to remain small and informal in order to prevent being charged higher taxes.

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE ET ACQUISITION DES TALENTS PAR LES PAYS

La composante humaine, à l'ère d'un monde en profonde mutation digitale, reste la principale source de la croissance économique.
Beaucoup de pays dans le monde ont pris conscience de cet enjeux en mettant sur pied de vastes programmes de réformes structurelles de leurs économies centrées sur l'acquisition et la rétention des talents.
Le GTCI mesure la manière dont les pays développent, attirent et fidélisent les talents, fournissant une ressource aux décideurs pour développer des stratégies visant à renforcer la compétitivité de leurs talents.
En général les pays de haut rang dans l'indice GTCI partagent les caractéristiques clés, suivantes: (i) des systèmes éducatifs qui répondent aux besoins de l'économie, (ii) des politiques de l'emploi qui favorisent la flexibilité, la mobilité et l'esprit d'entreprise, et (iii) des liens étroits entre les parties prenantes".
Selon le classement GTCI (2017) Le #Botswana est le 1er pays africain en matière de compétitivité et de rétention des talents!
Par contre, les faiblesses structurelles des économies de l'Afrique Centrale adossées à des crises socio-politiques épisodiques ne permettent pas encore à ces pays de prétendre à un quelconque positionnement dans l'Indice GTCI.

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