Comment atteindre une croissance économique à 2 chiffres d’ici 2027 au Cameroun?

Les autorités camerounaises ont adopté, depuis 2009, une vision de développement à long terme qui vise à faire du pays « un pays émergent démocratique et uni dans sa diversité à l’horizon 2035 ». Au terme de la première phase de la Vision 2035, on peut noter que le Cameroun bénéficie, depuis quelques années, des taux de croissance économique positifs. Malgré ces signaux positifs, le pays fait toujours face aux défis et menaces. Il faut 2 choses pour que le pays atteigne le seuil de pays à revenu intermédiaire tranche supérieure d'ici 2027. Juste 2 choses. Pas trois. Premièrement, il faut attirer les investissements directs étrangers. Deuxièmement, il faut urgemment réduire la pression fiscale des entreprises. Pourquoi? Je m'explique...

Article mis en avant

Le développement financier peut-il catalyser l’industrialisation dans la Zone Franc?

Le secteur financier des pays africains de la Zone Franc serait toujours peu profond pour impulser un développement industriel véritable. Ceci malgré les importantes réformes dont il a fait objet. En effet, la sphère financière n’aurait pas encore atteint la taille maximale par rapport à la sphère réelle afin de favoriser l’industrialisation des économies de cette zone.

Plus de valeur ajoutée dans l’agriculture conduira à moins de pauvres au Cameroun

Pour réduire significativement et durablement la pauvreté au Cameroun, il faut accroitre la productivité et la valeur ajoutée dans le secteur agricole. En effet, selon nos estimations, si on mesure la pauvreté par les dépenses de consommation finale des habitants, on constate que sur la période 1970-2017, soient 48 ans, les dépenses de consommation finale par habitant au Cameroun augmentent de 4.2% quand la valeur ajoutée de l’agriculture croît de 10%. En d'autres termes, le pouvoir d'achat des camerounais augmente de 4.2% quand la valeur ajoutée dans le secteur agricole croît de 10%. Au regard de ce qui précède, accroître la productivité et la valeur ajoutée agricole est une nécessité pour le Cameroun. Nous sommes un pays agricole. La majorité des emplois, dans le pays, viennent du secteur agricole. Nous devons miser sur cet avantage comparatif. Nous n'avons pas le choix! Au-delà de la mécanisation, il faudra deux 2 choses. D'une part, il faut produire, transformer et consommer nos produits agricoles. D'autre part, il faut exporter les produits agricoles transformés. Cela permettrait au pays de diversifier le tissu économique afin d’éviter « le piège de la malédiction des produits de base » si l’on veut utiliser les mots de Avom et Carmignani (2010).

Financement Climatique et Agriculture au Cameroun: Quel rôle pour les CDNs?

Du 23 au 24 Mai 2019 à l’Hôtel Vallée Des Princes, à Douala au Cameroun, s'est tenu un atelier national des parties prenantes sur la promotion du financement climatique en vue de soutenir l'agriculture par le biais du processus des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) dans les pays ACP (ou pays d'Afrique, Caraïbes et Pacifique). Cet atelier était organisé par FOKABS en collaboration avec le CTA (Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale), et avec le soutien du Ministère de l'Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED). L'objectif de cet atelier était de contribuer à l'amélioration de la finance climatique pour soutenir l'agriculture en général et l’agriculture intelligente face au climat (AIC) en particulier dans les pays ACP. Au Cameroun, la majorité des émissions de gaz à effet de serre (GES) proviennent du secteur agricole (qui représente environ 45% du PIB). Cependant, moins de 5% du financement mondial pour la lutte contre le changement climatique est consacré au secteur agricole. Or, les autorités publiques ont fixé à 32% le niveau des GES dans le cadre de la Vision 2035. L'atteinte de cet objectif nécessite la mobilisation de vingt-sept mille cent trente-deux (27132) milliards de FCFA. La mise en œuvre des programmes agricoles dans le cadre du processus de la CDN vise à : (i) garantir la sécurité alimentaire des populations urbaines et rurales; (ii) augmenter la production et à augmenter les revenus des agriculteurs et; (ii) favoriser le développement d'une agriculture à faible émission de carbone et climato- résiliente.

Understanding the African Middle Class: Facts and Figures

Having a good appraisal of the African middle class is relevant to international companies planning to expand their business in the continent. However, two questions remain undecided. Firstly, who can be categorized as middle class in Africa? Secondly, what is the weight of the middle class in the Africa’s economy? The definition of the term "middle class" is a matter of debate. A comprehensive and universally accepted definition of middle class is difficult to frame. In terms of numbers, the February 2018 IPSOS VIEWS estimates that there are over 100 million middle class people in Sub-Saharan Africa (excluding South Africa). They represent a total spending power of more than 400 million US dollars per day. This is not the case of the 2012 Ifri survey and the 2011 AfDB report both estimating the number of middle class in Africa between 300 and 500 million people. To sum up, the African population is no longer made up of a small wealthy minority and a large majority living under the poverty line.

ARGENT ET MOUSTIQUES: L’ÉCONOMIE POLITIQUE DU PALUDISME DANS UN CONTEXTE DE RÉDUCTION DE L’AIDE PUBLIQUE

Est-il possible de contrôler ou d’éradiquer le paludisme sans l’aide publique ? En 2016, l’Afrique représentait 91% des cas de décès causés par le paludisme. Selon les modèles de l’économie épidémiologique, l’aide publique en matière de santé augmente quand le risque est élevé et vice versa. C’est possible pour les pays en développement de mettre fin au paludisme. L’exemple le plus frappant est celui du Sri Lanka. En Afrique, le résultat des estimations économétriques de Maskin, Monga, Tuilliez et Berthélémy (2018) est sans appel : l’aide publique a un impact négatif significatif sur le paludisme en Afrique. Les auteurs montrent que pour combattre efficacement le paludisme, le volume d’aide publique devra se situer entre 25 et 30 US Dollars par habitant.

Shock Economic Forecast For Cameroon in 2019

The economic policy inCameroon during the year 2019 could be placed under the signof NOSTALGIA. Why NOSTALGIA? Simply because of two (2) majorevents. First,we have a deleterious socio-political context. Second, we think about the desire of Cameroonian authorities tocontinue with an expansionary fiscal policy. In fact, 2019 is the beginning of the end of a cycle.Government authorities want to build thecountry, provide it with good infrastructure and a world-class productivesystem. Theobjective is to position the country on a growth path comparable tothat of the period 1970-1985. Indeed, during that period Cameroonexperienced very good economic performance. This post presents eventsunlikely - but not impossible - thatcould occur during the New Year. The aim is not to go into futurology but rather to stimulate debate and broaden the collective consciousness.

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